Ce que Segolene pense de l’ere du numerique

La culture à l’ére numérique

Ce que Segolene pense de l'ere du numerique dans Segolene Royal p

« Le numérique, une chance pour la culture »« Démocratisation de l’accès à la culture, grâce à des coûts très faibles de diffusion des œuvres ; intimité plus grande du public avec les oeuvres, qu’il peut s’approprier et faire à son tour connaître (réalisation de playlists, de compils,…) ; préservation du patrimoine culturel, le numérique permettant d’avoir accès à des œuvres rares ou introuvables sur support classique… Le numérique et le P2P sont une chance et non, comme certains le disent, une catastrophe pour la culture …
S’il est indispensable de permettre une rémunération juste des créateurs et de ceux qui les entourent, il ne saurait être question de maintenir artificiellement des modèles économiques dépassés par l’évolution technique, et de maintenir un cadre légal en décalage complet avec le progrès technologique et les aspirations manifestes du public. »
www.desirsdavenir.org, Ce que je retiens du débat « Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ? », 18 mai 2006

« On peut réellement s’interroger sur l’efficacité et la pertinence des poursuites judiciaires récentes à l’encontre de certains internautes »

Dés 2004, Ségolène Royal a contesté la croisade judiciaire des majors et du gouvernement :

« On peut réellement s’interroger sur l’efficacité et la pertinence des poursuites judiciaires récentes à l’encontre de certains internautes, souvent de simples fans de musique et par ailleurs clients réguliers de l’industrie du disque, ce qui n’est en rien contradictoire. Par conséquent, [je] demande au Gouvernement et aux producteurs l’application d’un moratoire sur ces poursuites et une réorientation de la lutte contre la piraterie sur l’objectif le plus sérieux : la contrefaçon de disques compacts à grande échelle réalisées à des fins commerciales. »
Question écrite au Ministre de la culture, 19/10/2004  

« Plutôt que de stigmatiser des millions de citoyens qui ne font qu’échanger gratuitement des fichiers musicaux ou vidéos (…), il est au contraire indispensable de prendre en compte ce nouveau mode de consommation, de le reconnaître comme une simple conséquence du progrès des multimédias, et de préparer une rémunération des auteurs par d’autres moyens, comme la taxation des fournisseurs d’accès, par exemple. Par conséquent, elle lui demande d’engager une réelle réflexion sur la rémunération des auteurs par taxation. »
Question au ministre de la culture, 27/07/2004 

La loi DADVSI : « la peur du numérique »

A propos de la loi du 1er août 2006 relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information (« loi DADVSI ») :

« Cette loi est inspirée par la peur du numérique, elle exacerbe les oppositions stériles entre le public, les créateurs, les producteurs, les diffuseurs.
Elle n’apporte rien aux créateurs : ni en termes de rémunération, ni en termes de droits nouveaux. Elle rogne les droits du public, avec la remise en cause larvée de l’exception pour copie privée. Elle ne crée pas un cadre favorable pour les nouveaux intermédiaires du numérique, pour ceux qui inventent les services de demain. Pire : elle va compliquer plus encore l’émergence de services et d’entreprises innovantes.
Enfin, pour maintenir coûte que coûte le principe d’une interdiction des échanges non-commerciaux d’œuvres numérisées, le gouvernement a fait voter des dispositions inapplicables. »
www.desirsdavenir.org, Ce que je retiens du débat « Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ? », 18 mai 2006

« Il faudra remettre à plat le cadre juridique » :

« En consacrant juridiquement les restrictions numériques (DRM), le projet de loi «droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information » (DADVSI) va dans la mauvaise direction. Il faudra donc remettre à plat le cadre juridique créé par la loi DADVSI au niveau français et contribuer à l’élaboration d’un cadre juridique européen et international plus favorable à la circulation des œuvre et des connaissances. »
Entretien avec Richard Stallman, 28 juin 2006

Le vote de la DADVSI n’a rien réglé. Les créateurs s’en rendent compte. Il faudra rouvrir le débat.

« Tirer parti de la numérisation et du P2P pour faciliter l’accès des publics aux œuvres et accroître la diversité culturelle.
Permettre à tous, aux auteurs comme aux publics, de bénéficier du progrès technique. Empêcher qu’une catégorie d’acteurs capte ce progrès technique à son profit exclusif.
Reconnaître que les sources de financement de la création en matière culturelle sont et doivent rester diverses (…).
Favoriser l’innovation en matière de circulation commerciale des œuvres numérisées. Le succès du P2P témoigne de l’insatisfaction de nos concitoyens face à une offre culturelle perçue comme trop limitée, trop chère et trop uniforme. Les opérateurs doivent pouvoir développer des services améliorés par rapport à ce que l’on trouve aujourd’hui.
Encourager les créateurs qui se tournent vers les modèles ouverts de propriété intellectuelle de type Creative Commons ou Musique-libre. »
www.desirsdavenir.org, Ce que je retiens du débat « Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ? », 18 mai 2006

« L’Etat ne doit pas privilégier un modèle économique unique »

« Reconnaître que les sources de financement de la création en matière culturelle sont et doivent rester diverses (vente à l’unité, prélèvements auprès des exploitants, redevance pour copie privée, etc.). L’Etat ne doit pas privilégier un modèle économique unique pour la diffusion des œuvres culturelles mais favoriser les modèles en phase avec les demandes de la société. »
www.desirsdavenir.org, Ce que je retiens du débat « Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ? », 18 mai 2006

L’économie de la musique repose aujourd’hui sur diverses sources de financement. Leur poids relatif peut évoluer avec la révolution numérique. Il n’y a aucune raison de privilégier les revenus directs, comme le fait l’industrie musicale, ou, symétriquement, les revenus mutualisés. Le rôle de l’Etat est de conforter la coexistence entre plusieurs modes de rémunération et de financement :

« • Les revenus directs, la vente de fichiers se substituant progressivement à la vente de CD
• Les revenus indirects : les intermédiaires (webradios, plates-formes de P2P) reverseraient une partie de leur chiffre d’affaires aux titulaires de droits en contrepartie du droit d’exploiter commercialement les œuvres. Il faudra, pour cela, inciter les titulaires de droits à licencier leurs catalogues, selon des modalités compatibles avec l’économie de nouveaux entrants et sans les assortir de DRM qui réduisent l’utilité pour les utilisateurs.
• Des revenus « mutualisés », qu’il s’agisse de la redevance pour copie privée, ou de la création, pour les échanges gratuits entre personnes, d’un système de licence globale forfaitaire. »
www.desirsdavenir.org, Ce que je retiens du débat « Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ? », 18 mai 2006

« Concertation »

A l’heure ou l’industrie musicale expérimente de nouvelles formes de distribution, à base de forfait, publicité, etc., les esprits sont mûrs pour réfléchir à l’avenir de la création musicale sur des bases plus sereines :

« Pour avancer sur cette voie, une concertation approfondie devra être enfin engagée, bien sûr avec tous les acteurs concernés et les citoyens, mais aussi avec nos partenaires européens, une solution exclusivement française étant difficile à mettre en œuvre.»
www.desirsdavenir.org, Ce que je retiens du débat « Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ? », 18 mai 2006

 

Source www.desirsdavenir.org

 

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