Pacte écologique : signé par conviction

Bruno Le RouxBruno Leroux, secrétaire national du PS aux élections, revient sur la décision de Nicolas Hulot de ne pas être candidat à la présidentielle. Selon lui, il s’agissait d’abord de mettre l’environnement au coeur de la campagne. Ce que Ségolène Royal souhaite faire.

Comment le Parti socialiste a-t- il accueilli la décision de Nicolas Hulot ?

Nicolas Hulot avait posé une question qui semblait être une question de méthode : la prise en compte des thématiques environnementales dans la campagne. Il avait pour cela interrogé les candidats . C’est une méthode singulière. Ce n’est celle d’un candidat en campagne. Il interrogeait le monde politique sur ce sujet. Il avait fixé sa règle du jeu : « je pose des questions. Et je scrute la façon dont elles sont prises en compte ». Ségolène Royal, lui a apporté les réponses qui n’ont jamais été portées à ce niveau, dans le cadre d’une élection présidentielle.

Ségolène Royal a appelé à signer le pacte écologique de Nicolas Hulot… Une alliance est-elle possible ?

En tout cas, ils se sont retrouvés sur les objectifs. Ségolène Royal n’est pas une candidate qui cherche à manier l’illusion : la question de l’environnement est au coeur de la discussion qu’elle entend avoir avec les Français. C’est également un enjeu international. Nous avons pu le constater en Chine. Elle estime que la question environnementale, essentielle pour l’avenir de la planète, doit prendre en compte celle du développement de la Chine. La signature de ce pacte se pose aussi comme un acte de campagne fort. Il ne peut pas y avoir de tromperie. Elle ne fait pas partie de ces candidats qui ont signé le pacte de Nicolas Hulot, parce qu’ils voulaient simplement éviter sa candidature. Elle l’a signé parce qu’elle a des convictions.

Peut-on penser à un accord gouvernemental avec les Verts ?

Nous l’avons proposé aux Verts depuis, maintenant, plusieurs semaines. Nous n’entendions pas nous situer comme avec le PRG et avec le MRC. Mais nous souhaitions sceller l’idée d’une majorité capable de se présenter au premier tour de l’élection présidentielle en ordre dispersé, puis de se retrouver, et de former une majorité à l’Assemblée nationale. Pour cela nous avons entamé une discussion sur le fond, qui, nous l’espérons, aboutira. Nous leur avons proposé un accord législatif qui leur permettra de doubler le nombre de députés qu’ils avaient en 1997. Et nous proposons l’introduction, d’une part de proportionnelle pour la préparation des élections suivantes.

Propos recueillis par Ariane Vincent et Damien Ranger

source parti-socialiste.fr

 


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